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Prochains Conseils :

Prochaines réunions publiques du Conseil Municipal :



Prochaines réunions publiques de la Communauté d'Aglomération Meuse Grand Sud :



Ces réunions publiques se déroulent à 18h15 dans la salle du Conseil Municipal, en Mairie de Bar-le-Duc.

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Déclaration de Monsieur Alain HAUET (membre de l'opposition) au Conseil Municipal de Bar Le Duc le 11/02/2010

 

 

A l’occasion du débat d’orientation budgétaire, par la voix de Bernard DELVERT, nous avions formulé un certain nombre d’observations que nous pouvons reprendre aujourd’hui.

 

Mais tout d’abord, vous me permettrez, au nom de la minorité municipale, de souhaiter la bienvenue à Chantal DILLMANN, dont l’expérience, la compétence et la réflexion humaniste constitueront un apport incontestable dans l’approche de bon nombre de dossiers.

 

Je ne voudrais pas non plus manquer de saluer l’action menée par Martine HURAUT, qui a démontré, depuis 1995, tout l’attachement qu’elle porte à notre ville.

 

Son analyse efficace et son comportement modérateur ont permis de réagir avec pragmatisme aux différentes évolutions  de la gouvernance de Bar-le-Duc.

 

Son nouveau métier, incompatible avec la fonction d’élu, la contraint à s’éloigner de notre enceinte et nous la regretterons.

 

Martine restera dans l’histoire comme la première femme maire de notre commune, nous lui souhaitons bonne réussite dans ses nouvelles affectations.

 

Les avancées de la ville pendant la dernière mandature qu’elle a dirigée n’ont pu être complètement concrétisées car un mandat de maire passe très vite et les phases de progression des projets sont très lentes.

 

Justement, s’agissant des projets qui étaient lancés, et pour en revenir au budget que vous nous présentez, nous notons que vous poursuivez les différents chantiers que nous avions initiés, et dans ce domaine nous sommes solidaires, dans la mesure de notre perception des sujets, même si nous regrettons que vous nous teniez peu, voire pas du tout, informés des avancées.

 

Le simple exemple est que, considérant le caractère universel pour la Ville et ses habitants de la remise en état du centre ville, nous avions intégré des élus de l’opposition d’alors dans le projet, vous y étiez. Nous attendons toujours une proposition réciproque dans ce sens.

 

Notre intégration dans ce projet aurait probablement évité des pertes de temps et correctifs apportés après de nouvelles analyses que nous avions souvent déjà menées et aussi des aménagements  souvent médiocres.

 

Ces correctifs apportés plutôt pour le principe de la récupération politique, entrainent des coûts additionnels ne serait-ce qu’en frais et honoraires.

 

Bien sur, ces aménagements vous permettent d’affirmer, sans honte ou plutôt de manière éhontée, que les projets d’hier sont devenus Vos projets.

 

En fait, ces réalisations restent naturellement les projets de la collectivité et si la ville en tire intérêt, nous en serons les premiers satisfaits.

 

Ce qui est regrettable, c’est que nous ne trouvons pas trace d’idée nouvelle, vos perspectives sont de simples ajustements et nous ne voyons aucune préparation pour l’avenir : la situation est complètement  figée.

 

Bien sûr, vous  assumez les charges habituelles comme la voirie, les bâtiments divers de la commune, mais ni plus ni moins que ce qui est nécessaire et que nous exécutions, la plupart du temps, de manière supérieure.

 

Nous ne ferons pas de commentaire particulier concernant les budgets annexes, nous réjouissant simplement que la cuisine centrale, dont nous portons là aussi la paternité, puisse désormais fonctionner dans de meilleures conditions, lui permettant de rendre un service attendu de qualité.

 

Sur le budget de fonctionnement, nous notons quelques bonnes intentions, mais les dépenses réelles de fonctionnement s’élèvent à 19 138 618 €, en progression de près de 3% par rapport à 2009, et alors que, dans le même temps, les dépenses d’investissement se réduisent de près d’un million €, soit de 15%.

 

Si  ces dépenses d’investissement baissent d’autant, vous ne pouvez affirmer que les travaux d’investissements augmentent comme vous le faites à chaque occasion, pour masquer l’absence de projets.

 

On peut d’ailleurs observer une faiblesse de l’investissement par rapport aux communes de même strate.

 

Naturellement, en recherchant des prétextes, vous pouvez toujours continuer à imputer toutes les misères au Gouvernement, mais bon nombre de barisiennes et de barisiens ne sont pas dupes, de nombreuses améliorations sont en cours sur le plan national et les réformes se poursuivent, heureusement pour nos enfants.

 

Ces réformes nationales passent inévitablement par des remises en cause d’acquis, ce qui est toujours une source facile de critiques.

 

On peut en réalité constater, dans le budget de Bar-le-Duc, que les dotations d’Etat et participations extérieures passent de 6 511 047 € à 6 748 436 €, loin des turbulences à la baisse annoncées par vous.

 

Evidemment, le budget doit s’appréhender en prenant en compte le contexte économique et social et tout le monde sait que le contexte économique est extrêmement dégradé.

 

Cependant, l’Etat ne peut éternellement faire face à des dépenses massives de soutien avec pour financement principal l’augmentation de la dette publique, un jour, inévitablement, toutes les personnes morales ou physiques de notre nation seront sollicitées, d’une manière ou d’une autre, en tant que contribuable de la Nation.

 

Evidemment, personne ne peut s’en réjouir, mais entre deux maux, il faut choisir le moindre.

 

De nombreux économistes affirment qu’en définitive, notre Pays se sort plutôt bien du marasme mondial et pour que la France et les français puissent, pour le moins, conserver leur niveau acquis, il y a des mesures appropriées et pas toujours populaires à prendre.

 

Dans un tel contexte, notre commune doit faire preuve de la plus extrême vigilance sur les dépenses de fonctionnement.

 

Force est de constater que la maitrise affichée est loin d’être respectée.

 

Les frais de personnels passent de 10 125 250 € à 10 498 019 € soit 3,68% d’augmentation. Nous ne contestons pas le besoin de répondre aux nouveaux besoins de la population, ni celui de faire progresser les carrières, cependant, en cette période délicate, est-il judicieux de procéder à des créations nettes d’emplois ?

 

Il nous semble que la commune doit épuiser ses capacités de redéploiement interne en associant étroitement le personnel, avant d’en augmenter le nombre.

La Commune doit aussi préserver ses facultés d’investissement en évitant de saupoudrer.

 

Pour cela, il lui faut trouver des projets innovants. Certes, vous devrez prendre des risques, le ferez-vous, c’est une vraie question que se posent les barisiens qui pour le moment ne peuvent que s’interroger ?

 

Par ailleurs, la fiscalité augmente de 1,2% par le jeu des revalorisations et vous ne prenez aucune mesure sérieuse pour compenser les augmentations des impôts, alors même que vous ne cessez de proclamer que les impôts à Bar-le-Duc sont trop élevés (peut être intégrez-vous ceux de la Région qui ont augmentés de plus de 40% en 6 ans).

 

Force est de constater qu’au contraire, vous augmentez les dépenses de fonctionnement et la gratuité des services représente certes un avantage électoraliste, mais ensuite vient le temps des comptes, et là, c’est une autre affaire…

 

Et lorsque vous aurez absorbé ce que nous avions laissé et ce qu’on peut qualifier de réserves, que ferez-vous ?   

 

Pourquoi, en l’absence de projets structurants, les taux de fiscalité locale ne sont pas amenés à baisser, d’autant que la CODECOM reprend certaines compétences coûteuses et devrait profiter de la nouvelle capacité qui vous est offerte par le GIP vous permettant de financer des initiatives, merci aux parlementaires du sud meusien, Gérard LONGUET et Bertrand PANCHER pour cet apport significatif.

 

Avons-nous bien entendu que par ailleurs la CODECOM réfléchit à la perception d’impôts supplémentaires sur les ménages. Dès à présent, nous vous mettons en garde sur cette tentation.

 

Sans parler des augmentations de charges que vous initiez par ailleurs sur les ménages, avec l’eau, l’assainissement et les ordures ménagères. Ceci dit pour le principe puisque ce n’est pas le sujet ici, mais c’est quand même vous qui le faites….et ce sont les mêmes qui paient.

 

Pourquoi, alors que vous investissez moins, ne faites vous pas baisser la dette de la ville dont on sait qu’elle est constituée pour une part majoritaire de sommes en réserve ?

 

Ce qui nous gêne beaucoup, c’est moins la difficulté que vous avez à boucler votre budget, ce que nous pouvons comprendre avec la crise et ses conséquences, que les grandes envolées lyriques par lesquelles vous cherchez à attribuer à d’autres vos propres manquements.

 

Car c’est bien l’absence d’idées qui caractérise votre fonctionnement.

 

Les périodes de réflexion ont une fin. Votre période de réflexion a débuté, comme c’est usuel, avec votre arrivée au pouvoir et vous nous l’avez fait observer à plusieurs reprises.  Nous avons sagement attendu en pensant à la chanson de Joe DASSIN et en espérant, là haut sur la colline, que l’action allait finir par venir.

 

A quand la fin de cette période de réflexion, à quand le début d’une véritable projection dans l’avenir, car l’avenir assis sur le passé trouve sa source dans le présent.

 

En attirant votre attention sur notre désarroi face au vide sidéral de projets, au regard de ces observations, nous ne pouvons pas voter ce budget qui ne correspond pas à l’adéquation du besoin de la ville à son environnement général.

 

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